Président du PRG 47 de mars 1983 à février 2015, Jean-Louis Matéos a laissé les rênes du parti à Jean-Luc Armand et c’est aujourd’hui Jacques Vialettes qui est aux manettes du Parti radical de gauche de Lot-et-Garonne (PRG 47) tandis que Jean-Louis Matéos, de son côté, annonce l’émergence du parti Les Radicaux de gauche de Lot-et-Garonne (LRDG 47) avec toujours cette même volonté de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité qui anime ce vétéran de la politique.
Une polémique s’est déclenchée il y a quelques mois entre le PRG 47 et le LRDG 47. Il est vrai que la frontière reste floue entre les deux partis. Certaines personnes contestent la légitimité du LRDG 47. Que souhaitez-vous répondre à cela ?
Jean-Louis Matéos : Le parti LRDG 47 ne se créé pas pour s’opposer au PRG 47, mais, au contraire, pour porter avec davantage de force les valeurs républicaines dont la laïcité. J’ai eu l’honneur de représenter le PRG au sein de plusieurs collectivités, maire-adjoint d’Agen (1989-2007), département, région. Je n’ai pas de leçons à recevoir. Je n’ai pas fui le suffrage universel. Mon mandat de conseiller départemental (2010-2015) a été acquis lors d’un scrutin disputé, face à cinq candidats. Arrivé en tête à l’issue du premier tour, je me suis imposé au second face au maire du Passage d’Agen avec 60% des suffrages, Elu sur mon nom, c’est aux habitants de ce canton d’Agen-4 que j’ai dû cette élection…Les radicaux de gauche entraient avec une légitimité incontestable, pour la première fois, au conseil départemental de Lot-et-Garonne. Le PRG-47, se présentera -t-il un jour, face aux électeurs ? LRDG 47, entend, lui, exister. Dès le mois de mars prochain, il annoncera ses projets électoraux dans le département. Au LRDG 47, nous ne fuirons pas le suffrage universel !
Quels sont les axes forts de votre ligne politique?
Jean-Louis Matéos : Nous portons le projet d’une République laïque, démocratique et sociale plaçant le citoyen au cœur de nos actions et propositions pour une société plus juste, plus solidaire. Une société de progrès possible et partagé.
Pour ma part, je souhaite afficher clairement nos positions en faveur d’un projet de société progressiste, solidaire digne du 21e siècle dans le respect de chaque citoyen. Telles sont les priorités de notre mouvement radical !
Pourquoi ce mot » radical » ?
Jean-Louis Matéos : Cette question m’a souvent été posée. Si bien que, pour y répondre, mes recherches, se sont orientées vers le journal « la réforme ». Nous y découvrons que le radicalisme se pense comme une des réponses possibles à la société industrielle émergeant courant 19e siècle en France. Alexandre Ledru-Rollin en diffuse les idées en 1841 dans son journal La Réforme.
L’idée centrale se résume ainsi : L’État doit protéger les faibles et les petits, et mettre fin aux abus du capital en rendant à la Nation les grandes richesses nationales concédées, mines, canaux ou chemins de fer. Ces idées sont considérées comme extrémistes par la société de l’époque et c’est pourquoi on les qualifie de « radicales », anglicisme que ces démocrates reprennent à leur compte puisque la loi interdit de se dire républicain.
Constatons en même temps que 180 ans après, le radicalisme reste furieusement moderne ! Il est conçu comme la garantie de la liberté et de la dignité humaine et celle de protéger de l’emprise du capitalisme !
Le parti LRDG 47 présentera-t-il une liste aux municipales 2026, à Agen ou apportera-t-il son soutien à la liste NFP conduite par le PS ?
Jean-Louis Matéos : D’abord, nous ne pourrons être prêts que pour 2032 (sourire). Pour 2026, nous serons toutefois attentifs aux diverses démarches au sein de l’Agglomération. Ce point figurera à l’ordre du jour du premier bureau. La coordinatrice du parti sur l’agglo communiquera, quant aux soutiens. J’ajoute que nous n’avons pas de candidat dans cette équipe NFP, phagocytée par les candidats LFI.
Que pensez-vous de la loi Duplomb ?
Jean-Louis Matéos : D’abord, l’adoption de la loi Duplomb est marquée par un déni démocratique inquiétant : alors qu’une grande partie de la société civile et aussi du monde agricole y étaient à ce moment-là opposée, tous les élus de Droite ont réussi à éviter tout débat à l’Assemblée par le biais de la manœuvre politicienne de la motion de rejet de leur propre texte.
Cette précipitation est d’autant plus scandaleuse qu’une récente étude épidémiologique française, publiée fin 2024 et confirmée par plusieurs travaux scientifiques en 2025, établit une corrélation préoccupante entre l’exposition aux pesticides et l’incidence du cancer du pancréas. L’étude Eco-PESTIPAC, analysant plus de 134 000 cas de cancer du pancréas entre 2011 et 2021, révèle que les zones de forte incidence sont corrélées avec l’usage intensif de pesticides, notamment autour de Paris, dans le centre de la France et sur la côte méditerranéenne. Les chercheurs soulignent que l’augmentation de la prévalence de l’adénocarcinome pancréatique en Europe, qui pourrait devenir la deuxième cause de mortalité par cancer dès 2030, ne prouvent s’expliquer uniquement par les facteurs de risque traditionnels.
Le fond du texte s’avérait encore bien plus inquiétant : facilitation des élevages à taille et méthodes industrielles, accaparement de l’eau dans des méga bassines et réintroduction de néonicotinoïdes, notamment l’acétamipride, interdit depuis 2018, dont on connaît les risques graves sur les insectes pollinisateurs et sur la santé humaine. Cette substance, selon les études récentes, s’ajoute à la liste des pesticides suspectés d’être associés à un surrisque de cancer du pancréas.
Cette loi légalisant des pesticides mortifères, organisant la privatisation des ressources en eau, s’exonérait de toutes les garanties écologiques ordinaires. Et ne constituait-elle pas « un traité de soumission » aux lobbies de l’agro-industrie ?
Défendre nos paysans, ce n’est pas remettre en cause les garde-fous environnementaux en se pliant aux injonctions de lobbies de l’agro-industrie et de syndicats libéraux représentatifs d’une partie seulement de nos agriculteurs, non ! Défendre nos paysans, c’est défendre leur outil de production : la terre et l’écosystème. Pas les détruire !
Défendre nos paysans, c’est leur donner les moyens, à travers notamment des prix et revenus garantis, de proposer à nos concitoyens une production de qualité.
Même d’un point de vue économique, la loi Duplomb n’avait de vision qu’à court terme. Quel en aurait-été le coût sur la santé publique, à commencer par celle des agriculteurs et agricultrices, premières victimes de ces substances toxiques ? Je rappelle que les données scientifiques récentes sur le lien entre pesticides et cancer du pancréas -pathologie dont le pronostic reste particulièrement sombre -nous alertent sur les coûts sanitaires futurs considérables.
Quel en aurait-été le coût, d’une part face au mur climatique non anticipé et d’autre part face à la destruction de la biodiversité ? Quelle image cet épisode honteux allait-il laisser sur la production agricole française, alors que nos concitoyens sont de plus en plus soucieux de la qualité et de la sécurité de leur alimentation ?
La fracturation de l’Assemblée nationale sur ce texte témoigne des divisions profondes qu’il suscite. S‘y est ajoutée l’incroyable pétition, belle mobilisation. Portée par le sénateur Laurent Duplomb (LR) et adoubée par la FNSEA, cette loi prétendait (je cite) « libérer » l’agriculture française mais l’enfermait en réalité dans un modèle productiviste dépassé et dangereux.
Les apiculteurs, dénonçant avec force une « situation alarmante », les associations environnementales et une partie croissante du monde agricole attendent maintenant une autre voie.
Il était temps de faire marche arrière sur ce texte mortifère et de construire une agriculture respectueuse de l’environnement et de la santé publique.
Avez-vous été choqué par le discours de Fabien Mandon, chef d’état-major des armées qui estime qu’il faut « accepter de perdre ses enfants » ?
Jean-Louis Matéos : Si la défense nationale demeure une priorité absolue, je refuse catégoriquement toute rhétorique belliciste qui normaliserait l’idée d’un conflit armé de haute intensité en Europe. La France dispose d’une tradition diplomatique qu’elle doit mobiliser pleinement pour œuvrer à la désescalade et au dialogue.
Les accords internationaux, le droit international et les instances multilatérales existent précisément pour prévenir les conflits et trouver des solutions pacifiques aux différends entre nations. C’est sur ce terrain que la France doit concentrer ses efforts, en s’appuyant sur son siège permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies et son influence diplomatique.
Notre politique de défense repose historiquement sur le principe de dissuasion, notamment nucléaire. Cette doctrine a précisément pour objectif d’éviter la guerre, non de s’y préparer comme à une fatalité. La dissuasion fonctionne lorsqu’elle est crédible, mais elle doit s’accompagner d’une volonté politique inébranlable de privilégier le dialogue.
Préparer l’opinion publique à accepter des pertes humaines massives revient à renoncer par avance aux solutions diplomatiques et à installer un climat de résignation face à la guerre que nous jugeons irresponsable.
Nous appelons le gouvernement à :
- réaffirmer la primauté de la diplomatie dans la résolution des tensions internationales
- renforcer les initiatives de paix et de médiation au niveau européen et international ;
- travailler activement à la construction d’une défense européenne et autonome, sans verser dans une rhétorique de guerre, comme si cela était inévitable.
La jeunesse française mérite un avenir de paix, non la perspective d’être sacrifiée dans un conflit que la diplomatie pourrait éviter. C’est notre responsabilité collective de tout faire pour préserver la paix !
Une enquête réalisée par l’Ifop pour le magazine « Ecran de veille » annonce que 59 % des jeunes musulmans se positionnent en faveur de l’application de la charia en France. Comment pouvons-nous lutter contre l’Islam radical ?
Jean-Louis Matéos : J’ai pris connaissance de ce tout dernier sondage avec stupéfaction. Il montre chez les musulmans pratiquants et en particulier chez les plus jeunes, une montée du rigorisme religieux, une pression accrue pour le port des signes religieux ostentatoires et la conviction que les préceptes religieux sont supérieurs aux lois de la République. Plutôt que se demander comment intégrer la question religieuse dans la République il serait plus judicieux de se poser cette question principale « comment intégrer davantage de laïcité ? ». Celle-ci a beaucoup reculé ces dernières années : port du foulard de certains accompagnants scolaires, jeunes filles voilées à l’Assemblée nationale (lors d’une séance publique, début novembre), hijab dans le football féminin, tentatives de port de l’abaya dans les collèges et les lycées, lors de la rentrée de septembre 2025 puis, le mois dernier, le refus d’un enseignant-homme dans une école. Où cela va-t-il s’arrêter ?
Depuis le conflit Israélo-Palestinien, nous constatons, sur notre sol, une montée inquiétante d’actes ou actions d’ordre antisémites, comme le cas des perturbations lors du concert de l’Orchestre philharmonique d’Israël à Paris. Quelle est votre position sur cette montée de l’antisémitisme en France ?
Jean-Louis Matéos : Je condamne fermement les incidents qui ont émaillé le concert de l’Orchestre philharmonique d’Israël à Paris. Ces perturbations, quelles qu’en soient les motivations, sont inacceptables et contraires aux valeurs républicaines qui fondent notre vivre-ensemble.
Je tiens à rappeler avec force qu’un orchestre, des artistes, des citoyens israéliens ne sauraient être tenus pour responsables des actes de leur gouvernement. Amalgamer la politique d’un État avec l’ensemble d’un peuple constitue une dérive dangereuse que je refuse catégoriquement. Les Israéliens, comme tous les peuples, sont divers dans leurs opinions et nombre d’entre eux s’opposent aux orientations de leurs dirigeants.
De la même manière, La liberté d’expression et le débat contradictoire sont les piliers de nos valeurs républicaines dont la laïcité.
La France porte en elle une tradition laïque qui, loin de diviser, doit rassembler. La laïcité n’est pas une arme de confrontation mais un instrument de paix, permettant à chacun de vivre ses convictions dans le respect mutuel. C’est cette laïcité apaisante que nous appelons de nos vœux : celle qui unit ce qui est épars, qui transcende les différences, qui fait de la diversité une richesse plutôt qu’un motif de conflit.
En ce sens, la France doit être une force de paix et d’humanité face aux tragédies qui se déroulent au Proche-Orient, au-delà des convictions religieuses. Notre pays a le devoir d’accueillir tous les débats, toutes les expressions culturelles, dans le respect des personnes et des opinions. C’est en permettant le dialogue, y compris le plus difficile, que nous pourrons contribuer à la construction d’un avenir pacifique.
Que pensez-vous du retour de Boualem Sansal ? La France doit-elle se montrer plus ferme envers l’Algérie, dénoncer l’accord de 1968 ?
Jean-Louis Matéos : Nous renouvelons tout notre soutien à Boualem Sansal dont la condamnation inique à de la prison, sous l’égide du régime autoritaire algérien a dramatiquement ému nos concitoyens.
Personnellement, je tiens, encore à souligner que la laïcité permet aux écrivains de penser, d’écrire et de publier en toute liberté.
Nous faisons partie de celles et ceux qui défendent la liberté de créer et de s’exprimer. J’en suis fier !
Renégocier plutôt l’accord de 1968 ? Je dis oui ! La question des OQTF doit être traitée avec fermeté.
Les ouvrages tels que celui de Boualem Sansal , chacun à leur manière, tout comme celui de l’écrivaine franco-libanaise Fidaa H ., contribuent à un débat essentiel sur la laïcité et les valeurs démocratiques, des thèmes plus que jamais d’actualité dans le contexte politique contemporain.
Quelle est votre position concernant les finances publiques et plus particulièrement la dette vertigineuse de la France ?
Jean-Louis Matéos : Aujourd’hui, la France est face à la réalité d’une dette devenue incontrôlable, en particulier par des responsables politiques au pouvoir depuis douze ans. Dans un système financier mondialisé, il ne faudra pas tarder à rembourser notre dette sous peine de voir la place géopolitique de notre pays encore régresser, notre poids économique encore s’affaiblir et notre modèle social se détruire.
L’erreur initiale de toute l’idéologie macroniste est de croire que la politique financière relève uniquement de mesures prises par des technocrates de la finance.
Or, rien n’est plus politique que le budget puisqu’il traduit en chiffres le volume des impôts, des taxes et des cotisations acquittés par les Français ainsi que le périmètre d’intervention des dépenses pris en charge par les recettes publiques, avec en premier lieu les services aux citoyens.
Ceux qui se prétendaient les meilleurs économistes du monde ont amené la France dans le mur de la dette.
Nous sommes pour :
– l’augmentation des ressources de l’État dès le moment où « chacun y contribue en fonction de ses facultés respectives » (donc aussi les plus riches et les super profits) ;
– une nouvelle répartition entre les pouvoirs régaliens de l’État et les compétences des collectivités (nouvelle étape de décentralisation) ;
– le retour au fonctionnement d’un paritarisme respectueux et exigeant financièrement pour les organismes gérés par ou avec les syndicats ;
– la fin des financements croisés.
Faut-il labelliser les médias ?
Jean-Louis Matéos : Nous nous opposons au projet de création d’une holding de l’audiovisuel public porté par la ministre de la Culture. Il faut réserver l’indépendance et la mission de service public des médias audiovisuels français.
Nous avions alerté sur les risques majeurs que représentait cette réorganisation pour l’indépendance éditoriale et la diversité des contenus de l’audiovisuel public français.
Cette réforme aurait conduit à une centralisation préoccupante des décisions au sein d’une structure unique, menaçant ainsi la pluralité des voix et des approches éditoriales qui font la richesse de notre paysage audiovisuel public. Nous avons toujours défendu le principe d’un service public fort, indépendant et diversifié, au service de tous les citoyens pour l’intérêt général.
Nous continuerons de défendre un audiovisuel public indépendant, doté des moyens nécessaires à l’accomplissement de ses missions, et réaffirmons notre attachement à un service public de qualité, garant du pluralisme et de la diversité culturelle.
Parlons maintenant du sujet qui fâche : le Mercosur.
Jean-Louis Matéos : Les agriculteurs ont, à nouveau, manifesté leur désarroi suscité par la signature, inacceptable, de l’accord ultralibéral avec le Mercosur ! Il est temps que nos gouvernants adoptent des positions claires sur le type d’agriculture qu’ils souhaitent favoriser.
Les paysans façonnent nos territoires, leur rôle est central tant pour la protection des sols que pour la santé publique. Les entreprises de la filière biologique, commencent à sortir de plusieurs années de crise,
Pour moi, la défense de notre environnement et de notre bien-être alimentaire constitue la priorité.
Nous nous sommes fortement opposés à la régression environnementale et sanitaire qu’allait provoquer la loi du sénateur LR Laurent Duplomb ; mesure rapidement abandonnée. En même temps, nous dénoncions les aides apportées dans des pans de l’agro-industrie dont le modèle environnemental et social est loin d’être vertueux.
Nous nous inquiétons également des propositions de fusion des Groupements de Défense Sanitaires (GDS) avec les Chambres d’agriculture, alors qu’ils sont unanimement reconnus comme acteurs essentiels dans la surveillance sanitaire et dans la lutte contre les prophylaxies.
Dans quel événement national vous retrouvez-vous à titre personnel ?
Jean-Louis Matéos : Sans hésiter, le 14 juillet : il est pour moi tout à la fois : flamme laïque et hymne pour une République vivante, sociale et fraternelle !
Dans un contexte international où les nationalismes se renforcent, où l’économie mondiale s’enlise dans la prédation et où l’obscurantisme gangrène les débats publics, le besoin d’un projet progressiste d’envergure n’a jamais été aussi urgent. Aucune frontière ne protège plus nos sociétés de la vague brune qui gagne du terrain, depuis les quartiers populaires jusqu’aux parlements nationaux.
En France même, des voix se font entendre pour restreindre la liberté de conscience, pour remettre en cause l’enseignement laïque, pour fragiliser le service public, ce garant silencieux de la cohésion nationale. Face à ces forces, la laïcité n’est pas une option : c’est le creuset de notre vivre-ensemble, ce pacte qui protège chacun, croyant ou non-croyant, de toute emprise idéologique. J’ai suivi avec passion les dernières célébrations du 14 juillet …. Pourquoi ?
Chants de la Marseillaise, drapeaux tricolores, les célébrations du 14 juillet ne ravivent-elles pas l’esprit républicain ? Ce jour de fête nationale n’est pas qu’une commémoration, c’est un rendez-vous avec notre histoire, le moment où la liberté, l’égalité et la fraternité prennent chair dans les rues et dans les cœurs. Le 14 juillet célèbre cette République capable de tendre la main à tous ses enfants.
Une République fidèlement ancrée dans la séparation des Églises et de l’État, mais aussi profondément engagée dans la justice sociale : c’est là notre boussole, celle DRDG. Dans les territoires ruraux comme dans les métropoles, les habitants aspirent à la dignité du travail, à l’accès équitable aux soins et à l’éducation, à un environnement préservé. Nous devons porter ce désir de progrès pour rendre effective la promesse républicaine.
Les Français sont désabusés par nos politiques de tous bords. De quelle manière le LDG 47 compte-t-il « faire la différence » ?
Jean-Louis Matéos : Pour regagner la confiance des Françaises et des Français, notamment des classes populaires, il nous faut un projet qui réponde aux cris d’alarme de nos hôpitaux saturés, de nos écoles malmenées, de nos industries délocalisées. Un projet où l’écologie ne soit pas un fardeau, mais une source d’émancipation pour toutes et tous : rénovation des logements populaires, transports publics gratuits en milieu rural, soutien résolu aux filières sobres en carbone…
C’est l’heure de la responsabilité des radicaux de gauche et le temps presse ! C’était le cas face aux lois Duplomb et consorts, et encore face à la régression sociale, face aux meurtres dans les lieux de culte, face aux tentatives de mise au pas de la culture … Le sursaut collectif ne se décrète pas : il se construit, étape après étape, avec les citoyennes et les citoyens, dans la clarté, l’engagement et le travail.
Nous sommes prêts : nous portons nos valeurs avec constance, nous portons notre voix partout où nous pouvons la faire entendre, nous portons nos propositions avec détermination :
- renforcer le socle social (santé, éducation, protection sociale) ;
- affirmer une écologie sociale et solidaire, notamment fondée sur la rénovation des logements, la gratuité des transports en zones fragiles et le soutien aux filières responsables ;
- réaffirmer le pacte républicain (la laïcité, la liberté d’expression et l’égalité des droits comme rempart aux dérives populistes).
LRDG 47 propose à nos concitoyens ses capacités d’action et d’inspiration dans une France où chaque individu trouve sa place sans renoncer à sa différence, une République qui défend la science contre l’obscurantisme, l’esprit critique contre la peur, la solidarité contre l’indifférence ! Vive la République vivante, sociale et fraternelle !
